mercredi 24 septembre 2014

Trop tôt pour mourir: l'album

Le rôle des tableaux



 Côté français







Côté allemand









Le changement de costumes sur scène


Les fantômes

Rencontre avec les comédiens et le metteur en scène, Lionel Courtot






vendredi 19 septembre 2014

Trop tôt pour mourir: avant le spectacle

I-L'incident de Joncherey

Le Caporal Peugeot 1er mort de la Guerre... par France3-Champagne-Ardenne



Ecouter à 20 minutes et quelques! Si la 1ère vidéo ne marche pas!
II- Le spectacle
1) L'affiche

2) Le synopsis du spectacle

Spectacle mettant en scène les deux premiers morts de la guerre, français et allemand, « Trop tôt pour mourir » plonge le public dans l’intimité de deux jeunes  hommes devenus des héros, des martyrs et des exemples pour toute une génération.  Protagonistes involontaires d’un drame historique quasi romanesque, ils deviennent bien malgré eux le symbole du destin commun des deux nations. Ainsi, le caporal Peugeot et le sous-lieutenant Mayer retrouvent l’espace d’un instant, dans une mise en scène chargée d’émotion, les chemins de la Mémoire, où quel que soit le destin, il demeure toujours « Trop tôt pour mourir »…
Dans une dernière partie, la pièce relate l’épopée de la construction du monument à la gloire du premier mort de la guerre du côté français, et le long processus de réhabilitation d’un soldat accusé à tort d’insubordination du côté allemand. Dans les deux cas, il s’agit d’honorer symboliquement le sacrifice de 
millions d’hommes pour une guerre apparaissant comme totalement insensée aujourd’hui.

lundi 9 juin 2014

Chanson Lili Marleen, étude du texte en français.

Analyse stylistique : « Lily Marlène », paroles historiques, traduites par Henry Lemarchand, 1940.
Fabienne Ottenwelter, HDA, mars 2014

Présentation :
Ce n'est pas seulement une « traduction », mais une véritable réécriture poétique, cf forme générale:
← 5 strophes de 6 vers vers, des sizains + un 7ème vers répété, à effet de refrain ; des effets musicaux.
← Vers : 5-5-5-6-8-8 (-6) : pentasyllabes / hexasyllabes / octosyllabes ; réguliers, avec nombre croissant, qui fait ressortir le 4ème vers de chaque strophe par rapport aux trois premiers.
← rimes : ababcc = 4 rimes croisées et 2 plates ; des effets sonores, à la rime.


Strophes 1 & 2 : un drôle d'amour.
Strophe 1 : un début d'histoire « classique », avec réponse aux questions habituelles qu'on se pose (C.O.Q.P. ; Q(i) C).
Cadre :
* Où : « devant la caserne (allusion militaire, avec déterminant défini, comme si le lieu est évidemment connu ; référence à l'époque),
« ce coin »,
sous une « vieil-le » lanterne, avec mise en relief de « vieille », dont le -e final est prononcé puisque le mot est suivi d'un mot commençant par une consonne (cf règles de prononciation des -e muets finaux en poésie)
+ Quand : « quand le jour s'enfuit » : métaphore banale pour désigner « le soir » (v.5)
→ un cadre désert, guerrier ; tout sauf romantique...
* Qui : personnages : narration à la première personne, dans le « on » familier, inclusif, « je+ toi » ; avec effet d'attente sur le destinataire, repoussé à la toute fin de strophe, dernier mot du vers-refrain
* Quoi : un rendez-vous amoureux... mais surprenant puisque «espoir » rime ici avec « soir » (≠ espoir synonyme de lumière en général)
* comment : plus familier et réaliste que romantique (pas d'envolées lyriques, mais un cadre tristement réaliste)
+ moment passé (cf imparfait de durée « on s'attendait »), mais raconté au présent de narration (« s'allume et luit » v.4), souligné par le connecteur temporal d'action « Soudain », qui a pour effet de nous faire sentir qu'en racontant ce moment passé, le narrateur le revit.
→ un amour secret

+ Strophe 2 :
* une proximité (« enlacés », renforcés par la liaison nos « corps-z-enlacés » ; « une ombre », « embrassais » et « joue contre joue » … répétée (avec l’imparfait)
* mais un amour caché, interdit puisque « qu'une (seule) ombre » rime avec « sombre »
* qui n'est toutefois pas sinistre puisqu'on note la rime « serments » avec « ingénument » = naïvement, innocemment ;
* et qui reste tout à fait moral, irréprochable puisque le baiser est précipité avec les 6 syllabes du 4ème vers de la strophe et, qu'ensuite, on se limite à un échange de paroles, de promesses.
→ un amour profond mais caché


Ruptures de la 3ème strophe :
← interjection forte « Hélas » (v.17), qui marquez le désespoir.
← séparation (champ lexical : « se quitte », « séparer »), due au couvre-feu, mis en évidence dans ce 4ème vers précipité de la strophe
← jeu de temps : on passe du présent de narration (« on se quitte ») au présent d'actualité (« te souviens-tu ») ; rupture. Rq : vers 15-16 : (« le temps passe vite », entre un présent de narration et un présent de vérité générale.
← type de phrase : du déclaratif avant, pour narrer l'histoire, à l'interrogative, utilisée 2 fois (v.19-20 + 21)
← adresse directe et répétée au destinataire, Lily Marlène, avec « te », « tu » puis le prénom « Lily Marlène » v.21 ;
← variation du refrain, en type de phrase, mais aussi dans les paroles, avec adresse directe au mode impératif ; besoin de se raccrocher à elle, de lui parler pour partager cette douleur de la séparation
→ un amour perdu.


Strophes 4 & 5 : un amour d'avenir.
Strophe 4 :
* répétition : mêmes mots, reprise de la figure de style, adverbe « toujours » & présent d'actualité... à la limite du présent de vérité générale ; situation immuable
* Mais encore une phrase interrogative ; différente toutefois car elle concerne « je » ; le narrateur s'interroge, se parle à lui-même
* « aurais-je changé » : conditionnel passé ; valeur d'irréel du passé ; traduit la vanité des sentiments, la lassitude, le doute
→ un amour passé et dépassé ?

Strophe 5 :
* Champ lexical de la nostalgie : « tendre », « chers vingt ans », « chante », « mémoire » ; identification de la jeunesse … éternelle ; force et vitalité du souvenir
* répétition dans le 4ème vers de la strophe : « malgré les jours, les ans » ; renforce le refus du temps qui passe
* « il me semble » et « je te serre » : présent d'actualité cette fois, à valeur même de futur. L'amour n'est pas oublié, dépassé, mais en le chantant, au contraire, il est actuel, bien vivant, éternel.
→ un amour actuel et éternel



Ccl : renforcée par la musique, cette ballade, qui présente un amour fort et pur, a trouvé son public et traversé les années, pour représenter la force des amoureux que rien, ni le temps, ni la guerre, ne peut séparer.

dimanche 13 avril 2014